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Histoire et idées du patrimoine,

Histoire et idées du patrimoine,

entre régionalisation et mondialisation


Coordonné par Karine Hébert, Julien Goyette

Cet ouvrage montre que le patrimoine est un processus de part en part, mais un processus qui n’a rien d’abstrait. Le patrimoine, en effet, n’existe pas en dehors d’objets, d’institutions et d’acteurs ; il est également toujours situé – dans un moment et dans un lieu. Et si la patrimonialisation n’est pas linéaire, si elle ne se déroule pas devant nous à la manière d’un ruban, elle n’est pas non plus homogène. Avec la mondialisation, le patrimoine se définit maintenant dans une dialectique région-monde, ce qui, pour le chercheur, implique de faire de constants allers-retours entre les plans local et universel.

Au total, les enjeux soulevés dans cet ouvrage se traduisent par une série de questions et de difficultés. Comment concilier spécificité et universalisme, sauvegarde et diffusion, conservation et démocratisation ? Difficulté à rendre compte de tous les jeux d’échelle sur le plan patrimonial. Comment un témoin d’un courant culturel étranger, même reconnu comme patrimoine mondial, peut-il en venir à faire partie d’une mémoire patrimoniale « autochtone » ? Difficulté aussi à concilier les représentations, à la fois antinomiques et complémentaires, des experts, des citoyens et des touristes. Peut-on s’approprier un patrimoine qui émane d’un autre pays, d’un autre groupe culturel ? À quel prix sur le plan identitaire ? Qui peut s’arroger le droit de le préserver, notamment lorsqu’on parle de patrimoine mondial ? Comment faire correspondre la mémoire du bourreau et de la victime, du colonisateur et du colonisé, du pauvre et du riche, du contribuable et de l’amateur de prouesses architecturales ? Difficulté enfin à concilier mémoire heureuse et mémoire honteuse, le nécessaire oubli et le devoir de mémoire.

 

La collection Cahiers de l’Institut du patrimoine de l’UQAM

Collection dirigée par Luc Noppen

 

Dans le monde entier, le patrimoine, les constructions et les représentations patrimoniales occupent aujourd’hui une place de choix dans la recherche universitaire.

Les Cahiers de l’Institut du patrimoine de l’UQAM font écho, depuis Montréal, aux questionnements et aux explorations que ce vaste domaine soulève, dans le but de mieux comprendre les mécanismes qui engendrent les ancrages identitaires et qui pavent la voie aux constructions mémorielles.

Études et analyses sur les objets, les traces, les usages, les savoir-faire, mais aussi sur les représentations et sur les mémoires concourent ici à une définition élargie de la notion de patrimoine qui échappe aux cloisonnements disciplinaires ; le patrimoine apparaît ici comme outil sociétal de projection dans l’avenir plutôt que comme l’encensoir d’un passé glorifié.

L’Institut du patrimoine de l’UQAM offre cette collection aux recherches de la relève, autant celle qui évolue dans ses murs que celles qui, ailleurs dans le monde, se consacrent à cette réinvention du patrimoine. Au fil des projets et des propositions, les titres des Cahiers baliseront les travaux en cours et un réseau d’échanges et de collaborations, anciennes ou nouvelles.

 

Les coordonnateurs

 

Karine Hébert est professeure d'histoire à l'Université du Québec à Rimouski et responsable de la maîtrise en histoire.

Julien Goyette est professeur d’histoire à l'Université du Québec à Rimouski. Ses intérêts de recherche se partagent entre l’histoire intellectuelle du Québec contemporain, l’historiographie et l’épistémologie de l'histoire

 

Les auteurs

Amélie Masson Labonté est étudiante à la maîtrise en histoire du patrimoine culturel à l’Université de Sherbrooke.

Myriam Bacha, chercheuse associée à l’Institut de recherches sur le Maghreb contemporain de Tunis.

Actuellement en cinquième année de doctorat d’histoire de l’art à l’Université Rennes 2, Grégory Robert prépare une thèse sur l’architecture bretonne.

Julie Roland prépare un doctorat en histoire de l’art à l’Université Paris IV–Sorbonne sous la direction de Bruno Foucart. Ses recherches portent sur le mouvement moderne en Espagne par l’étude du Groupe d’architectes et techniciens espagnols pour l’architecture contemporaine (GATEPAC).

Guillaume Etienne est doctorant en anthropologie à l’Université François Rabelais (Tours) sous la direction d’Isabelle Bianquis et d’Hélène Bertheleu.

Mélaine Bertrand Poda, de nationalité centrafricaine, est architecte et urbaniste DEIAU de formation.

Titulaire d’une maîtrise de philosophie, Sandra Fagbohoun a soutenu, en juin 2006, un doctorat d’anthropologie au Centre d’études des mondes africains (CEMAF) d’Aix-en-Provence.

Marie-Noëlle Aubertin prépare un doctorat en muséologie, médiation et patrimoine à l’Université du Québec à Montréal après y avoir complété une maîtrise en études littéraires.

Maude Flamand-Hubert est étudiante à la maîtrise en développement régional à l’Université du Québec à Rimouski (UQAR) et détentrice d’un baccalauréat en histoire de la même université.

Hind Oualid El Alaoui est doctorante en études urbaines à l’École des sciences de la gestion de l’Université du Québec à Montréal.

Christelle Proulx Cormier a complété une maîtrise en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal ; elle est diplômée du programme de baccalauréat en design de l’environnement, également à l’UQAM.

Alexandra Georgescu Paquin est doctorante au programme international conjoint en muséologie, médiation et patrimoine à l’Université du Québec à Montréal et l’Université d’Avignon et des Pays de Vaucluse (France), sous la direction de Luc Noppen (UQAM) et de Jean Davallon (UAPV).

Guillaume Éthier est doctorant en études urbaines à l’Université du Québec à Montréal et à l’Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation, Culture et Société ; il est aussi membre étudiant de l’Institut du patrimoine de l’UQAM et affilié à la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain – ESG UQAM.

Ancienne élève de l’École normale supérieure et agrégée d’histoire, Julie Verlaine est maîtresse de conférences en histoire culturelle à l’Université de Paris I–Sorbonne.

Marie-Eve Breton a complété une maîtrise en études urbaines au programme conjoint Université du Québec à Montréal/Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation, Culture et Société (UQAM/INRS-UCS).

Après avoir obtenu un baccalauréat en sciences sociales à l’Université du Québec en Outaouais (UQO), Karl Dorais Kinkaid a poursuivi ses études à la Faculté d’aménagement de l’Université de Montréal où il a obtenu une maîtrise en aménagement.

Julie Boustingorry est docteure en histoire et en urbanisme. Elle effectue actuellement un postdoctorat en recherche appliquée sur la question des politiques culturelles et des projets urbains à la Communauté d’Agglomération Pau-Pyrénées.

Architecte, docteur en histoire et restauration de l’architecture et en histoire de l’art, Luca Sampò enseigne l’histoire de l’architecture contemporaine à l’Université de Rome « La Sapienza ».

 


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© Éditions MultiMondes, 2010




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