Éditions MultiMondes - Communiqués

Québec 1900-2000
Le siècle d’une capitale

par Jean-Marie Lebel et Alain Roy

 

Le mardi 31 octobre 2000 – La Commission de la capitale nationale du Québec et les Éditions MultiMondes annoncent la parution de Québec 1900-2000, Le siècle d’une capitale, quatrième volume de la collection « Bibliothèque de la capitale nationale ».

Présenté sous la forme d’un superbe album tout en couleurs, comme les autres volumes de la collection, Québec 1900-2000 est agrémenté de photos historiques et de prises de vue originales de Gabor Szilasi.

L’ouvrage est divisé en cinq grandes périodes délimitées par des tournants dans la vie politique et administrative de la collectivité québécoise :

  • 1900-1920 : L’émergence d’une capitale
  • 1920-1944 : Une capitale qui s’affirme
  • 1944-1960 : Une capitale entre tradition et modernité
  • 1960-1976 : Une capitale au cœur de la Révolution tranquille
  • 1976-2000 : L’épanouissement d’une capitale

« La forme d’une ville change plus vite que le cœur d’un mortel », disait Baudelaire. C’est aussi le destin de Québec. Toutefois, pour plusieurs, son image semble immuable, figée dans le temps : on associe volontiers Québec à des repères remontant pour la plupart au xixe siècle, dont le Château Frontenac, la Citadelle, les fortifications, les vieilles rues… Pour ceux et celles qui la côtoient chaque jour, Québec change pourtant. De 1900 à 2000, cette ville que l’on se plut longtemps à appeler la « Vieille Capitale », est devenue une capitale nouvelle. De siège de l’administration provinciale qu’elle était déjà depuis 1867, elle s’est affirmée peu à peu au cours du xxe siècle comme la capitale nationale du Québec.

Pour faire le récit de cette évolution, il faut d’abord tenir compte de l’État dont elle émane. Ainsi, lieu du pouvoir, siège de la direction de la fonction publique, carrefour de relations internationales, Québec concrétise les mutations de l’État. Celui-ci joua d’abord un rôle discret au début du xxe siècle, puis fut de plus en plus interventionniste. La Révolution tranquille lui a donné une impulsion déterminante et sa présence croissante a marqué dès lors les divers aspects de la vie de la ville.

Le développement de la capitale est aussi lié à la valeur symbolique que la nation lui attribue. Jusqu’au début des années 1960, et même un peu au-delà, le fait national est surtout un fait culturel : Québec est la capitale des Canadiens français et un « rempart » de leur langue, de leur foi et de leurs traditions. On la visite comme un lieu de pèlerinage. On s’y réunit pour discuter du destin des francophones du Canada et de l’Amérique. La Révolution tranquille et ses transformations vont modifier l’image de la capitale qui devient celle de toutes les Québécoises et de tous les Québécois, toutes origines confondues. Désormais, le statut de capitale n’est plus seulement culturel, mais national. Ce n’est plus seulement le passé et l’histoire qu’on y voit, mais l’ensemble des témoignages de la vitalité collective contemporaine, et ce, dans tous les aspects de la vie.

Enfin, ces mutations s’inscrivent concrètement dans un espace donné, celui de la ville de Québec. Les impacts sont multiples et touchent tant l’environnement construit que la vie économique, sociale et culturelle de ses résidents. En effet, les fonctions particulières d’une capitale, principalement politiques, administratives et symboliques, se superposent à celles dévolues habituellement à une ville : elles lui insufflent une vigueur particulière. Si, au début du siècle, Québec se définissait davantage comme un centre économique régional que comme capitale, la situation évolue avec les décennies et le statut de capitale touche aujourd’hui la plupart des traits de la vie contemporaine de Québec.

La tâche de relater l’histoire de Québec comme capitale au xxe siècle est des plus exigeantes qui soient. En effet, les auteurs ont dû prélever les informations et les données sur lesquelles se base Québec 1900-2000, dans un ensemble diversifié d’études, d’articles, de thèses universitaires, de rapports gouvernementaux, de documents d’archives et de sites Internet, avec comme difficulté supplémentaire, un manque de recul historique face à certains événements et phénomènes.

Ce défi, les auteurs l’ont relevé avec succès. Ils ont su dresser un tableau vivant et passionnant de l’évolution de Québec au xxe siècle. Il permet, entre autres, de jeter un regard neuf sur l’évolution de la ville, afin non seulement de mieux comprendre et apprécier la capitale, mais aussi de mettre en valeur ceux et celles qui l’ont construite, leurs rêves et leurs réalisations.

Voici donc un siècle d’histoire de Québec, une ville née pour être capitale…

Les auteurs

L’historien Jean-Marie Lebel est un spécialiste et un passionné de l’histoire de la ville de Québec depuis deux décennies. Il s’est intéressé à de multiples aspects du riche passé de cette ville. Il est membre du comité de rédaction et du comité exécutif de la revue d’histoire Cap-aux-diamants depuis 1986.

Depuis de nombreuses années, l’historien d’art Alain Roy se spécialise en histoire et patrimoine, son expertise en recherche, en analyse et en synthèse lui a valu de produire de nombreux rapports et communications scientifiques.

Québec 1900-2000. Le siècle d’une capitale, Jean-Marie Lebel et Alain Roy, photographies de Gabor Szilasi, Éditions MultiMondes et Commission de la capitale nationale du Québec, 24 x 24 cm, reliure rigide, 176 pages, en quadrichromie, 29,95 $, ISBN 2-89544-008-5.

Pour renseignements:

Éditions MultiMondes : 1 800 840-3029 ou multimondes@multim.com ou Ginette Beaulieu, attachée de presse : (514) 282-9962 ; ginette.beaulieu2@sympatico.ca

Commission de la capitale nationale du Québec: Denis Angers (418) 528-0773 
ou 1 800 442-0773 ou commission@capitale.gouv.qc.ca